le temps d'un soupir

le temps d'un soupir
Quand nous parlions de la mort, nous pensions que le pire était de survivre à l'autre ; je ne sais plus, je cherche et la réponse varie suivant les jours. Quand je suis prise à la gorge par une bouffée de printemps, quand je regarde vivre les enfants, chaque fois que je touche la beauté de la vie et que pendant un instant j'en jouis sans penser à toi - car ton absence ne dure pas davantage - je pense que de nous deux tu es le sacrifié. Mais quand je suis engluée dans la peine, diminuée par elle, humiliée, je me dis que nous avions raison et que mourir n'est rien. Je me contredis sans cesse. Je veux et ne veux plus souffrir de ton absence. Quand la douleur est par trop inhumaine et apparaît sans fin possible, je veux être apaisée, mais chaque fois que tu me laisses un peu de repos, je refuse de perdre notre contact, de laisser nos derniers jours et nos derniers regardss'estomper au profit d'une certaine sérénité et d'un amour de la vie qui me reprend, presque à mon insu. Et ainsi, sans me reposer jamais, sans m'arrêter, j'oscille d'un point à l'autre avant de retrouver un équilibre sans cesse menacé. Il en sera longtemps ainsi. Je l'accepte. Mais parfois une immense fatigue me prend, une terrible tentation m'envahit, celle de me reposer, de mettre bas les armes. J'aime la terre à ces moments-là et l'idée de me coucher en elle, moitié marmotte, moitié statue, ne me fait pas peur. je ne vois pas la pourriture qui m'obsède parfois, j'imagine une désagrégation naturelle qui n'a rien d'effrayant.

Je me répétais : il est mort, il est mort, tu es mort. Il fallait qu'immédiatement, je prononce ces mots-là, que je m'en imprègne à jamais, sinon j'allais fuir, tourner le dos, essayer de nier et ce refus ne mènerait qu'à des impasses. Une armée d'aiguilles attaquaient ma peau du dedans, je n'étais qu'un cri. Il m'arrive d'être habituée à ton absence. Je ne me réveille plus avec cette vrille dans le corps, ni cette sirène aiguë dans la tête qui s'enfonçait au plus profond de mon sommeil et qui chaque matin m'annonçaient et me répétaient la nouvelle de ta mort. Le travail de la vie continue cependant à se faire en moi. je le sais, je le veux, mais ce que je perçois le plus clairement c'est la grisaille des jours et l'effort pour adhérer au monde alors que souvent le coeur choisit de se mettre en retrait. Je suis toujours à la merci du vertige. Quand je sors le soir, je laisse la lampe allumée. A l'heure du retour, je vois sa lueur derrière les rideaux et je souris de mes ruses inefficaces, car dès que je pousse la porte, je reçois la solitude en plein visage. J'ouvre et je ferme les placards, je remue les flacons, je tourne les robinets mais je n'entends que le silence de ton absence. Je l'écoute, il ne me fait pas peur, il me fascine.

Tout d'un coup je me sentis raisonnable. Il n'y avait pas de rendez-vous. Il y avait moi seule devant toi mort, moi devant le vide. Je pouvais ressusciter ta voix, réentendre nos conversations, revoir tes gestes, je pouvais aussi inventer le présent, établir un dialogue imaginaire mais, en vérité, je n'avais rien à attendre de toi. C'était cela la réalité. Les mois, les années passent, les saisons reviennent. Voici un nouveau printemps. dans l'air immobile, il m'atteint par rafales. Il me donne et me retire force et espoir. Subtil ou pesant, il s'insinue jusque dans la moelle des os. Il suffit d'une parcelle de printemps mêlée à l'air soudain plus tiède, d'un chant d'oiseau, d'un bourgeon éclaté sur l'arbre de ma cour, du bruit de la pluie, d'un éclat de rire entendu par la fenêtre, pour que tout soit remis en question. Le calme que je croyais acquis, la sagesse dont j'étais fière, les résolutions prises, la réalité acceptée, la révolte apaisée, la peine ouatée, mes beaux chateaux-forts ne sont plus que sable. L'ouragan est là, il sommeillait, prêt à m'assaillir au premier ciel tendre, aux premières pousses vertes qui dessinent un halo fragile autour des arbres. Je veux me sauver, non me délivrer de toi sans JAMAIS T'OUBLIER (Anne Philippe)

# Posté le mardi 24 novembre 2009 07:36

POUR MA PATOU... Merci mon ANGEGISS

POUR MA PATOU... Merci mon ANGEGISS
Ben! je parts avec maman , elle va fêter son annif , au boulot les anges mes bagages doivent être près pour le 28 et maman est super belle et ne fait pas son âge . Un très beau voyage ma ptite patou et profite de ces moments uniques . Je pense 0 toi et suis heureuse pour toi... bon voyage ma pat? bisou de ton amie angegiss .
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# Posté le mardi 24 novembre 2009 09:39

50 ans sinon rien !

50 ans sinon rien !
Aujourd'hui, une amie fêtait ses 50 ans.


Ça m'a vaguement rappelé que je fêtais les miens le 3 décembre (notez bien !) ih! ih! LOL!

Et j'ai constaté que je n'étais pas la seule à ne pas spécialement apprécier de passer du côté obscur de la force !

Purée
50 balais quoi !


Finie la jeunesse désoeuvrée et décadente ! (que je n'ai jamais connu)

Finie la beauté sublime et bonjour les rides et les pattes d'oie !


Non mais qu'est-ce que je raconte moi ?!

C'est pas parce qu'on a atteint un âge numérique qu'on se sent forcément de cet âge là dans sa tête et dans son corps.

Ce que je veux dire par là, c'est j'ai beau avoir 50 ans cette année, je n'ai pas l'impression de les avoir.

(à part peut être sur le ventre et les cuisses qui connaissent depuis peu la cellulite de mon âge avancé qui s'annonce à grands pas !)


Déjà physiquement, j'ai quelques avantages : ma petite taille et mes origines bien belges me permette de faire plus jeune que mon âge.

Si j'évite de prendre 2 kilos de plus et que je ne m'expose pas au soleil, j'ai des chances de conserver l'aspect de mes 40 ans. (bon ok 45) (oh ça va 47) (et c'est mon dernier mot !) car quand je suis allée sur le marché ce vendredi un gentil Monsieur m'en donnait 37.... si je vous assure il m'a même demandé ma carte d'identité.

Si je ne me fringue pas comme un sac et que j'abuse des bonnes crêmes anti-tâches et anti-rides, j'ai peut être des chances de rester jeune et belle malgré la cinquantaine fleurissant au coin de mes yeux.


Et puis on sait très bien que tout ça n'est qu'une histoire de comportement...

Si je continue à ne pas me prendre au sérieux (ou du moins juste quand il le faut), je n'aurai pas l'air d'une veille connasse revêche et aigrie avant l'heure !

Non parce que j'en ai vu des nanas qui se prenaient tellement le chou dans leur vie, qu'à 50 balais, elles en paraissaient 10 de plus simplement parce qu'elle voulait être des "Madames".

Sauf qu'être une Madame, c'est ultra fatiguant et usant, ça te fait perdre des cheveux, ça te bouffit le visage, ça te ronge les ongles et ça te fait la peau sèche !

Non sans déconner, plus les nanas se prennent au sérieux, plus elles sont marquées de la ride du Lion à force de froncer les sourcils pour se donner l'air respectable.


Alors que si tu gardes ton air niais et con à longueur de temps, je peux t'assurer que t'as le visage défroissé, totalement décontracté du gland et que tes joues ressembles aux fesses d'un bébé !


Je vais donc continuer sur ma lancée dans la décontraction, poursuivre ma voie de la décadence et du désoeuvrement, puisqu'apparemment, ça me réussie !

J'ai bientôt 50 ans et je vais m'offrir des vacances 1 semaine en TUNISIE... départ ce samedi 28 retour le jour de la Saint-Nicolas et j'emmène mon grégo et nounou avec moi $)

UN DEMI SIECLE CA SE FETE... NON!!!!

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 10:54

QUE FAIS-JE FAIRE POUR DINER CE WK????

QUE FAIS-JE FAIRE POUR DINER CE WK????

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 14:53